Ces parlementaires européens qui veulent stopper Orban

Loi sur l’éducation, nouvelles règles de financement pour les ONG, non-respect du droit d’asile. Les derniers projets menés par le gouvernement hongrois inquiètent l’Europe. Après 7 ans de relations conflictuelles entre le pouvoir Orban et l’Union Européenne, un nouveau débat sur la situation en Hongrie a eu lieu le mois dernier en présence de Viktor Orban et de la Commission Européenne.

 

 

Une résolution a été adoptée cette semaine au Parlement Européen. À l’initiative de la gauche, des verts et des libéraux, cette résolution préconise le lancement de la procédure de l’article 7 qui prévoit des sanctions en cas de « risque clair et grave de violation » des valeurs fondamentales de l’UE par un Etat membre.

Le Parti Populaire Européen, groupe dans lequel siège le parti au pouvoir en Hongrie, présentait une autre résolution invitant la Commission à évaluer la situation. Le PPE est sur une ligne difficile à tenir : Inquiet des dérives en Hongrie mais peu tenté par la critique d’un de ses alliés. L’analyse du dernier vote prouve cependant que le groupe est maintenant divisé sur cette question.


Après plusieurs années de conflit, le Parlement Européen peut-il infléchir la politique du gouvernement Orban ?

Réponse avec Marie Christine Vergiat de la Gauche Unitaire Européenne. Sceptique sur la volonté politique européenne en matière de défense de l’état de droit et des libertés, elle a tout de même appuyé cette résolution pour permettre à la commission LIBE (libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures) de s’emparer de cette question.

L’eurodéputé vert et hongrois Benedek Javor a récemment écrit une lettre au vice-président de la Commission Européenne afin de l’alerter sur une menace contre l’Etat de droit qu’il juge systémique. Dans cet entretien il met en doute la sincérité du gouvernement hongrois dans son dialogue avec les européens. Il dénonce également la position du Parti Populaire Européen dans la gestion de cette crise.